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Nouvelle grève et négociations ajournées à Caterpillar

La Libre Belgique édition nationale,
Jeu. 16 fév. 2017, Page 31

La tension sociale ne retombe toujours pas à Caterpillar Gosselies. Suite à un constat de blocage posé mardi soir, après une longue journée de négociations avec la direction, l’usine a été mise en grève mercredi pour 24 heures par les syndicats ouvriers. Les négociations entre les syndicats employés et la direction, qui auraient dû se tenir mercredi, ont été ajournées.

Ce qui coince dans les négociations ? Encore et toujours l’enveloppe financière pour le plan social, qui serait insuffisante selon les syndicats. “Les attentes des organisations syndicales sont énormes et très éloignées de ce que propose la direction”, explique Emmanuel Chemello, permanent CSC. “Personne ne veut se résoudre à accepter le plan de Caterpillar mais il va falloir reconsidérer la façon dont les revendications sont formulées. C’est un bras de fer risqué car il nous reste quinze jours pour répondre à la mise en demeure de Caterpillar Genève. Il faut être pragmatique et ne pas galvauder nos chances. Nous allons donc probablement devoir nous diriger vers une négociation en commission paritaire et faire appel à un conciliateur social”, ajoute le syndicaliste.

L’enjeu de répondre favorablement à la mise en demeure de la maison-mère est important. Si ses demandes (rétablissement de la production, des expéditions et de la sécurité sur le site, après l’incendie d’un engin de chantier le 6 février) ne sont pas rencontrées d’ici à début mars, Caterpillar Genève rompra le contrat qui le lie à Gosselies. Le personnel sera mis en chômage technique et le financement du plan social compromis.

Le PS propose une exonération fiscale des primes

On a aussi appris mercredi que le parti socialiste a déposé une proposition de loi à la Chambre visant à exonérer fiscalement les indemnités perçues suite à un licenciement. Le PS rencontre ici une des demandes phares des syndicats de Caterpillar Gosselies. Le montant de ces indemnités est actuellement soumis à l’impôt des personnes physiques. “Cela représente entre 20 et 25 % de l’indemnité du travailleur licencié, un montant important sur lequel il doit pouvoir compter au moment même où il en a le plus besoin. Cela peut aussi représenter une aide précieuse pour assurer leur reconversion, passant notamment par un projet entrepreneurial nécessitant des capitaux”, indique la députée Ozlem Ozen à l’initiative de la proposition.I. L.

I. L. ■

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