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Commission de suivi « Abus sexuels »: place aux conclusions!

En 2010, l’Eglise catholique de Belgique fait face à un scandale sans précédent avec  l’affaire Roger Vangheluwe, du nom de ce prélat qui avait admis avoir abusé de sa nièce. Cette année-là, la Chambre décide de mettre en place une commission spéciale « Abus sexuels ». L’objectif est clair : faire la lumière sur ce qu’il s’est réellement passé pendant des dizaines d’années au sein de l’Eglise.

Un travail de longue haleine

C’est en 2012 que le Centre d’arbitrage voit le jour. Il sera amené à entendre, traiter et donner suite aux plaintes des 628 victimes. De nombreuses années après les faits, des réponses vont enfin pouvoir leur être données. Ce travail de longue haleine a permis de traiter 506 dossiers et d’indemniser les victimes pour un montant global de 3.000.000 d’euros.

Des faits prescrits par la loi

Rappelons-le, les plaintes reçues par le Centre étaient liées à des faits qui étaient prescrits par la loi. Des centaines et des centaines de victimes, déclarées ou non, ont vécu ou vivent avec un poids qui pèse sur leur existence depuis de longues années. Au moment des faits, ces jeunes enfants ou adolescents se sont retrouvés piégés, trahis, par une institution qui pesait de tout son poids sur la société belge. La chape de plomb est tellement lourde qu’elle pousse les jeunes victimes à se muer dans le silence.

Un travail qui dépasse nos frontières

Ces tragiques évènements ont également mis en lumière l’horreur qui se passait un peu partout en Europe. Si la Belgique a fait œuvre de pionnière dans l’accompagnement des victimes et dans le traitement des plaintes touchées par la prescription, elle a également permis à d’autres pays européens d’investiguer au sein de l’Eglise. La Suisse s’est d’ailleurs inspirée du modèle que nous avons mis en place. La France commence, quant à elle, seulement à découvrir ce qui s’est passé et à s’interroger sur son passé.

Sans eux, cela n’aurait pu être réalisé

La Belgique entière remercie les victimes pour leur courage et leur bravoure qui aura permis de dire : « oui, ça a existé et ça existe encore ». Dorénavant, les autorités religieuses doivent être plus vigilantes que jamais. Elles s’y sont formellement engagées. Les victimes disposent d’outils, de procédures strictes qui permettent d’être entendues, suivies, pleinement reconnues et accompagnées. Mais pour toutes les personnes victimes de fait qui ne sont pas touchés par la prescription, nous les enjoignons à dénoncer les faits.

Je tiens sincèrement à remercier les experts pour le travail, l’écoute et les réponses concrètes apportées aux victimes. Je pense notamment à Messieurs Paul Martens, Ivo Aertsen et Herman Verbist, à l’ensemble des arbitres, aux membres de la Chambre permanente d’arbitrage du Centre, au secrétariat du Centre d’arbitrage, à la Fondation Dignity, à la Fondation Roi Baudouin, à ma collègue Karine Lalieux, aux secrétaires de commission Mme De Backer et Monsieur Van Koekenbeek ainsi qu’au service traduction de la Chambre. Merci à tous pour le travail accompli.

Özlem ÖZEN

Présidente de la Commission de Suivi « Abus Sexuels »

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