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L’enquête ouverte relative à des gardiens de la prison de Forest, surnommés les « SS »

Question orale de Mme Özlem ÖZEN au Ministre de la Justice, Koen GEENS, concernant l’enquête ouverte relative à des gardiens de la prison de Forest, surnommés les « SS »

Monsieur le Ministre,

La presse relaye une information choquante relative à des gardiens de la prison de Forest. Ceux-ci sont appelés les « SS », l’appellation est lourde en sens. Une enquête a été ouverte à leurs encontre. A l’issue de celle-ci, nous saurons si effectivement, des comportements assimilés à de la torture ont été perpétrés, comme s’en sont plaints plusieurs détenus.

Un témoignage fait état des « paris cachot », jeu via lequel des détenus seraient provoqués jusqu’au débordement. C’est relayé comme ceci : « ce jeu consiste à provoquer les détenus, par exemple en coupant l’électricité. Sans télé, ni lumière dans les cellules, les incidents entre détenus ne tardent pas à éclater. Pour les surveillants dans la combine, la règle implique alors de parier sur le nombre de détenus qu’ils « mettront au trou avant le soir ». Tout cela est effarant, ces incriminations sont graves.

Nous savons tous à quel point le métier de surveillant pénitentiaire est lourd et difficile et que les conditions de travail sont pénibles néanmoins nous ne pouvons tolérer des actes assimilés à de la torture et à des traitements inhumains et dégradants au sein de nos prisons qui souffrent déjà de conditions de vie inhumaines.

Monsieur le Ministre,

Comment est-il possible que de tels actes se produisent au sein d’un établissement qui tend à éloigner ceux qui sont considérés comme des dangers, et à les réinsérer ?

Pensez-vous que la formation des gardiens de prison est suffisante pour détecter ceux qui parmi eux pourraient adopter un comportement déviant, « enfermés » dans ce milieu ? Des évaluations régulières, et notamment psychologiques, sont-elles organisées ?

Comment les détenus sont-ils assurés qu’ils peuvent s’ouvrir en toute confidentialité à la Direction de l’établissement ou aux membres des services mis à leur disposition ? Quel moyen envisagez-vous pour contrer la loi du silence qui semble régner en milieu carcéral ?

Je vous remercie pour vos réponses.